Histoire du Marché Bournival de St-Étienne-des-Grès

En 1997 le village de St-Étienne-des-Grès, et la famille Bournival célébraient le 75e anniversaire du Marché Bournival, sis au 1224 rue Principale. L’histoire de ce commerce, quoiqu’ importante pour le village, est une épopée familiale qui dure depuis plus de 86 années. Il m’apparait donc important de partager cette histoire avec tous les membres et ami(e)s de notre famille. Lors du 75e, Alban Bournival, ancien propriétaire et président de la société d’histoire, François l’actuel propriétaire, Gilbert Bournival, frère d’Alban et bénévole au Stéphanois (le journal local) ainsi que leurs épouses Céline, Patricia et Louise unirent leurs effort pour produire un numéro spécial du journal local célébrant cet évènement. Comme ils le disait dans l’introduction, «les lieux public finissent par appartenir à la communauté», l’histoire du Marché Bournival est donc intimement liée à celle de St-Étienne. François Bournival (@Alban@Rosaire@Théodore@Hyacinthe) l’actuel propriétaire le décrivait ainsi;

« ce magasin m’a vu naître et grandir. Ce n’est pas qu’un lieu physique, c’est un mouvement perpétuel du matin au soir. Il y à les gens qui y travaillent, les vendeurs, les livreurs, et bien sur le coeur du commerce, nos clients, sans lesquels il n’aurait pu exister et durer. »

Depuis le début de la paroisse, un commerce ainsi que des écuries pour dételer les chevaux existe au 1224 rue Principale à St-Étienne-des-Grès. Les gens des rangs louaient leur place d’écurie à l’année et les voyageurs de passage y avaient accès sur semaine. Le 19 avril 1899, Napoléon Blais achète le magasin de Stéphanie Grenier, veuve de Thomas Grenier, pour un montant de 400$ bâtisse et dépendances; payé 200$ comptant, la balance 25$ par année avec intérêt à 6%.

LES PREMIERS BOURNIVAL

Théodore, né à St-Barnabé en 1853, «aurait désiré se livrer à quelques branches de commerce» mais son père Hyacinthe. trouvant plus de sécurité et moins d’imprévus dans l’agriculture. ne tarissait pas déloge sur la vie calme et tranquille du bon cultivateur. En 1874, Hyacinthe achète une terre à St-Étienne ( la terre actuelle de Jules à Roger à Origène à Théodore) et il y établit son fils Théodore. Deux ans plus tard Théodore marie Elisa Milette, fille de Jean Milette qui demeurait au village dans la maison actuelle de Louis-Joseph (au 1291 rue Principale) descendant de Ferdinand à Jean.

En 1922, à l’âge de 69 ans, Théodore accompagné de son épouse Élisa, réalise son rêve de jeunesse, il s’achète un commerce à savoir: « une maison et autres dépendances dessus construites et aussi avec tout ce qu’il y a dans les bâtisses. Cette vente est en outre faite moyennant la somme de deux mille cent piastres que les vendeurs reconnaissent avoir reçue de l’acquéreur dont et de toute quittance entière et finale»et il vint demeurer au village dans la maison du commerce qu’il destine à son fils Rosaire.

C’est la période de la construction de La Gabelle par la Shawinigan Water & Power. Les ouvriers ne sont pas logés par la compagnie, quelques-uns sont hébergés à l’hôtel de Moïse Boisvert à La Gabelle, la plupart logent chez l’habitant. Presque toutes les maisons de St-Étienne profitent de cette manne. Les mêmes lits à certains endroits, sont utilisés jour et nuit. Il y a du travail pour tout le monde, les affaires roulent bien. En 1924, Rosaire épouse Marie Trudel. La maîtresse d’école du village et l’amène vivre chez ses parents.

1927- INCENDIE

Le 17 février 1927, le feu prend au couvent et se communique au magasin. Un correspondant raconte à la Une du Nouvelliste du 19 février 1927 les détails de ce sinistre (sic):

« Le magasin et la résidence de M.R.Bournival détruits

St-Etienne-des-Grès, vient d’être la scène d’un incendie qui a détruit de fond en comble le couvent des Révérendes Filles de Jésus ainsi que le magasin général et la résidence privée de M. Rosaire Bournival. Le sinistre ne dura pas plus d’une couple d’heures, et durant cet espace de temps il eut le temps de faire des dommages évalués à plusieurs milliers de piastres.

Il était environ sept heures du soir quand on s’aperçut que le feu était pris au couvent. Déjà les flammes faisaient rage dans un coin de l’édifice, et au bout de quelques instants elles avaient réussi à se faire un chemin à travers les murs. Puis bientôt tout le firmament s’illumina d’une lueur sinistre. L’alarme se répandit partout dans le village et les alentours. Les citoyens se rendirent en toute hâte et cherchèrent de préserver les maisons des alentours, car il était évident que rien ne pouvait être fait pour sauver le couvent, Le travail s’organisa. M. le vicaire Massicotte se trouvait seul au village et aida les pompiers volontaires. Malgré toute la bonne volonté possible le magasin de M. Rosaire Bournival, situé à une quarantaine de pieds seulement se mit à flamber, Déjà à diverses reprises on avait pu éteindre des étincelIes qui menaçaient de partir l’incendie, mais à un moment il fut impossible de parvenir à étouffer tout ce commencement de feu, et les villageois effrayées virent deux brasiers immenses qui menaçaient d’étendre leurs ravages. Heureusement le vent n’avait guère de force en ce moment, car une conflagration aurait été fort à redouter. 

Des hommes étaient partis à course de chevaux pour se rendre à la Gabelle chercher du secours. Ils revinrent avec nombre d’extincteurs chimiques qu’ils avaient obtenus de la compagnie du barrage. On s’en servit pour préserver les dépendances voisines des deux constructions en feu. Cette résistance fut effective, et l’on put limiter les ravages sans leur permettre de s’étendre. Mais du couvent et de la résidence de M. Bournival il ne restait plus que ruines fumantes qui laissèrent échapper une fumée âcre durant toute la nuit. »

Après le désastre, la famille Bournival s’installe temporairement dans une annexe à l’ancienne maison du notaire Brunelle (maison actuelle de Michel St-Pierre, en bas de la côte de I ‘église ). Dans la mesure du possible Rosaire avec l’aide de Marie, continue d’y opérer le commerce pendant deux mois. C’est l’occasion pour Rosaire de demander la succession du magasin. Théodore passe le commerce à Rosaire à condition que ce dernier les garde lui et Elisa jusqu’à la fin de leurs jours.

Celui-ci engage des ouvriers et organise des corvées selon les coutumes de l’époque. Pour reconstruire. Il utilise le même solage de ciment et récupère des matériaux provenant de l’hôtel de Moïse Boisvert, situé à La Gabelle et démoli une fois la construction du barrage terminée. Les tablettes et les comptoirs proviennent du magasin des Grès, ayant appartenu au moulin des Baptist. Témoin de ces souvenirs, une porte d’hôtel, portant le numéro 13, sépare l’épicerie actuelle de la maison privée. Jetez-y un coup d’oeil lors de votre prochaine visite à l’épicerie.

En juillet 1927, après la reconstruction du Commerce, Théodore et Elisa fêtent leurs noces d’or par une messe célébrée chez les Soeurs du Précieux-Sang à Trois-Rivières, où deux de leurs filles sont religieuses; suit un dîner chez les Soeurs Dominicaines où une autre de leurs filles est religieuse. La fête se termine par un banquet à St-Étienne dans le nouvel entrepôt qui n’a pas encore servi aux marchandises.

LA VIE DU MAGASIN GÉNÉRAL

Sept jours par semaine, le magasin ouvrait à 6:30 heures, à l’heure où les travaillants descendaient à La Gabelle, pour fermer à l’heure du coucher, vers 10 heures. Une clochette accrochée au dessus de la porte d’entrée avertissait de l’arrivée des clients lorsque le commis s’absentait pour prendre son repas, travailler dans la cave ou dans le «backstore» (entrepôt).

Comme marchandise, on trouvait tout ce qui pouvait combler les besoins de l’époque: aliments en vrac (pois, fèves, sucre, cassonade, riz, beurre de peanut, pommes), lingerie (tissu à la verge, fil, boutons, élastiques, brassières, culottes, chemises, habits sur mesure, gants, mitaines), chaussures (diverses sortes de bottes, souliers pour hommes, souliers pour femmes), ferronnerie (clous, vis, pentures, ampoules, peinture, huile à lampe, vitres, etc.). La plupart des familles élevaient une vache, un cochon, des poules et semait un grand jardin potager l’été pour pourvoir à leurs premières nécessités alimentaires. Elles faisait des conserves en pots ou en boîtes pour l’hiver.

Service à la clientèle – Le mobilier était composé de comptoirs pour servir les clients, une ampoule électrique au dessus de chacun pour l’éclairage, des tablettes murales, une balance, une glacière en bois, un Mc Caskey servant à classer les factures, un tiroir à argent et, un banc pour les flaneurs. Comme chauffage il y avait dans la cave une fournaise alimenté au bois et au charbon avec un grand registre pour distribuer la chaleur, entre le magasin et la maison privée.

Le magasin était un lieu de rassemblement. Les hommes venaient fumer, placoter. Assis sur un banc ou sur un comptoir, les jambes pendantes, les fumeurs de pipe se racontaient les derniers évènements du village, non loin du crachoir qui était la cible, pas toujours atteinte, de plusieurs. Les vieux racontaient des contes, des histoires ou des souvenirs de leurs temps. Les jeunes écoutaient en mettant leur fion à l’occasion. Parfois une petite partie de dames. Dans la soirées certains conteurs reconnus comme le père Émile, postillon, Jos Chevrette, commis-voyageur, attiraient les jeunesses qui remplissaient le magasin jusqu’à la porte. Le conteur était assis sur une chaise droite au fond du magasin. Les Lemire, Carbonneau, Racine, Garceau, Laperrière, Milette, Guillemette, Plourde, Boisvert, Bourassa, debouts ou assis sur un comptoir écoutaient attentivement les histoires. Parfois, Théodore, à son tour, relançait les conteurs avec l’histoire de Ti-Jean.

Le magasin était aussi l’endroit où les gens venaient attendre le début des réunions du conseil et de la commission scolaire ainsi que les messes du dimanche. les mariages et les funérailles. Après avoir dételé le cheval à l’arrière du magasin et l’avoir entré à l’écurie, on en profitait pour faire quelques achats et se communiquer les dernières nouvelles de la communauté ou de l’extérieur.

L’achat à crédit – À l’automne, les hommes qui montaient aux chantiers pour l’hiver, passaient acheter des vêtements chauds: «Marque-moi ça, Rosaire, je te paierai en revenant du chantier» ou de la drave selon le cas. Pour bien comprendre la situation, il faut se rappeler qu’on était en pleine crise économique: des familles nombreuses, pas de travail, pas d’argent. On achetait à crédit: combinaisons, caleçons ouatés, mackinas- breeches, gros chandails de laine, chemises, bottes de travails, bas de feutre, casquette et bien sûr, une réserve de fumage ainsi que du Wampole et du Painkiller. Ultime recommandation du gars qui laissait une famille: si ma femme avait besoin de quelque chose, tu lui donneras, je te paierai ça au printemps en revenant de la «runne». Pendant l’hiver, les factures s’empilaient dans le Mc Caskey, toutes classées au nom du père parti aux chantiers. Habituellement une cinquantaine de familles profitaient du crédit sans intérêt. Les gens qui avaient un emploi régulier payaient à la quinzaine, d’autres au mois, d’autres aux saisons, d’autres enfin à l’année.

Une nouvelle pompe à essence – Dès 1923 une pompe à essence est installée pour la vente au chemin. Les réservoirs se trouvaient sous la rue actuelle. Pour livrer l’essence, il fallait pomper à bras le liquide dans un bocal en verre de dix gallons placé sur le dessus de la pompe. Ensuite la livraison se faisait par gravité, du bocal de verre au contenant du client ou dans son réservoir d’auto. On voit ci-contre Gilbert en train d’opérer cette nouvelle pompe.

La Ronne (Run / La tournée) – Une grande partie du commerce se faisait en allant prendre les commandes aux maisons, en dehors du village. Quatre jours par semaine, le «runner» ( Rosaire et Alban par la suite ) partait vers 8 00 heures et parcourait un rang, soit une vingtaine de maisons. Là, il annonçait ses spéciaux, présentait ses échantillons de biscuits et de bonbons pour le temps des Fêtes, et inscrivait les commandes de chacun. Sur l’heure du midi, il préparait les «ordres», souvent avec l’aide de Marie, et retournait faire la livraison l’après-midi.

Le client fournissait les contenants pour les achats de mélasse, de beurre de peanut, d’huile à lampe, de vinaigre, d’huile à peinture, de térébanthine, de naphta, etc. Tous ces articles étaient gardés au magasin en vrac, dans de grands contenants. Le printemps, il y avait toujours des commandes spéciales pour les semences. Au temps des récoltes, on vendait des cannes (boîtes de conserves avec les couvercles). Ces boîtes étaient vendues à l’unité ou à la caisse. Parfois même au camion, que deux ou trois cultivateurs se partageaient. Ces derniers faisaient surtout des conserves de blé-d’inde pour vendre au marché de Shawinigan.

Pendant la guerre mondiale 1939-45, il fallait ramasser les coupons de rationne- ment pour le sucre. le beurre, l’essences, le thé; chaque personne recevait son carnet de coupons du gouvernement. Il fallait donner des coupons pour se procurer ces marchandises. Recueillis par le marchand, les coupons étaient collés sur de grandes feuilles et remis au marchand de gros, pour faire les achats.

Les réserves – Jusqu’en 1951, les routes étaient fermées tout l’hiver. On ne voyageait qu’à cheval: en traîneau ou en carriole. On allait en ville par train soit de la gare de La Gabelle, soit des Grès. Les commerçants devaient prévoir et remplir la cave et l’entrepôt de réserves: cinq tonnes de mélasse, vingt barils de pommes, trois caisses d’oranges pour les Fêtes, des chaussures d’hiver, des biscuits variés et des bonbons etc. Un automne, une tonne de mélasse s’est ouverte dans la cave. 90 gallons de mélasse sur le plancher à ramasser à la pelle, en bottes de «rubber» dans six pouces de mélasse; on en a eu pour deux ans au moins à se coller quelque part lors de nos visites à la cave. Après cette mésaventure, ce fut terminé les tonnes de mélasse.

On mettait aussi en réserve des blocs de glace pour le fonctionnement des glacières en été. La famille Lemire des Grès découpait au godendart, sur la rivière Si-Maurice, de gros blocs de glace et venait nous les livrer en traîneau tiré par deux gros chevaux belges. Cette glace, conservée dans du bran de scie, était entreposée dans le hangar. Elle se conservait tout l’été. Ça nous permettait d’en mettre régulièrement dans notre glacière domestique et de garder au frais le lait, le beurre pour le besoins du commerce d’abord et ceux de la famille ensuite; et même de fabriquer de la crème glacée par les chaudes journées de canicule.

CHANGEMENTS

1946-Rénovation des dépendances et le restaurant – L’électrification rurale commencée vers les armées 1937 se poursuivit jusqu’au 1944. ce qui transforma considérablement les habitudes de vie. La radio, le réfrigérateur l’eau courante, du travail pour tout le monde, c’est la prospérité, le «boom» de l’après-guerre. En 1945, Rosaire fit construire un restaurant annexé au magasin général. Il connut quelques années de popularité. Table de pool, machines à boules et «slot-machine» retenaient les habitués. Pendant la saison d’hiver, le dimanche après-midi, une caravane de skieurs montaient des Grès pour manger frites et hot-doge.

En 1952. la télévision fit son apparition à St-Étienne. Seulement quelques familles possédaient un téléviseur. Comme il y en avait un au restaurant, c’était le rassemblement pour voir les programmes populaires: la lutte, la famille Plouffe, Séraphin, le Point de mire, etc. Des enfants assis par terre en avant des rangées de bancs remplis de téléspectateurs jusqu’au «hibou» ( juke-boxes), les autres debout jusqu’à la porte. Ce n’était pas seulement les gens du village. il en venait de tous les rangs de la paroisse. Durant les programmes, c’était le silence complet, pas de jeu. pas de musique, pas de ventes non plus,…tous profitaient des annonces publicitaires pour acheter liqueurs et chips.

En 1946, les dépendancces érigées au début de la fondation de la paroisse sont devenues dangereuses et risquent de s’écrouler. Rosaire fit remplacer les étables, la glacière et la grange par un nouveau bâtiment en blocs de ciment. Ces blocs de ciment ont été fabriqués, à la main, dans une carrière de gravier près de la route de la Gabelle. Le nouveau bâtiment comprend deux garages, une étable pour nos chevaux et une étable pour la location de places d’écurie à raison de 5,00$ par année.

Rosaire avait l’ambition de faire travailler ses enfants autour de lui. Un restaurant pour les filles, un clapier pour l’élevage des lapins, un poste de taxi. C’était l’époque où tous les membres de la famille de Rosaire étaient impliqués. On était douze enfants et tous ont eu à contribuer au commerce: quelques-uns pendant la période des vacances, d’autres plus Iongtemps, suivant l’orientation de chacun. C’est aussi la période de la patinoire extérieure ouverte gratuitement à toute la population avec des haut-parleurs pour valser au son de la musique venant du restaurant.

Au cours des années 50 les moyens de transport deviennent de plus en plus faciles. Presque chaque famille acquiert son automobile, les routes sont améliorées et ouvertes, tout l’hiver, à la grandeur de la paroisse. Les écoles de rang se ferment, les écoliers voyagent en autobus. Il n’y a plus de distance et les habitudes de consommation se transforment rapidement. Pour le ta magasin général  » le défi est de taille. Il faut s’adapter aux changements. On écoule donc successivement les lignes de vêtements, chaussures. quincaillerie, tissus pour se concentrer dans l’épicerie.

Les commerçants indépendants doivent se regrouper pour avoir un meilleur pouvoir d’achat et faire face à la concurrence s’ils veulent survivre. En 1956, le commerce se joint au «Magasins Régal» une coopérative de Trois-Rivières rassemblant une trentaine de membres épiciers. Tous les lundis soirs on se réunit à la salle attenante à l’entrepôt de la rue Whitehead (actuellement Clément Boisvert meubles).

On discute, on prend connaissance des conditions du marché,des offres des compagnies et on décide des politiques d’achat et de vente. Chaque commerçant y prépare lui-même sa commande et organise son transport. On faisait habituellement deux voyages par semaine à Trois- Rivières en camionnette.

En 1962 Alban, qui vient de se marier à Cécile Pruneau, travaille sur des plans de réaménagement qui nous font rêver du futur magasin. On passe à l’action: façade nouvelle, murs intérieurs enlevés, disparition du restaurants, îlots mur étaler la marchandise, allées où le client peut circuler avec son carosse et se servir lui- même. services de produits laitiers, de fruits et légumes. nouvelle caisse enregistreuse avec systèmes de cartes de crédit. Les heures d’ouverture sont limitées, nous fermons les dimanches et les lundis avant-midi.

Les différents groupes d’épiciers formés dans la province continuent de progresser soit par fusion ou par acquisition. Ainsi en 1964, 48 membres des «magasins Régal» se rangent sous l’enseigne « Couvrette et Provost» qui réunit plus de 350 marchands affiliés. Notre marché devient «Métropole » en 1966 qui est aussi l ‘année de la succession du magasin de Rosaire à Alban. En demeurant au sein de la même organisation nous aurons la bannière Provibec en 1972 et Axep en 1981.

1971 voit la construction d’un nouvel entrepôt chauffé pour une plus grande réserve de marchandises qui ne supportent pas le froid. Nouvelles transformations majeures en 1984: l’entrepôt est agrandi et un département de viandes complète nos services en alimentation.

CONCLUSION

Le rêve de Théodore, «qui aurait désiré se livrer à quelques branches de commerce» se continue de génération en génération. François, l’arrière petit-fils, et sa conjointe Patricia Ayotte ont pris la relève. Une équipe jeune et dynamique vous accueille aujourd’hui dans un nouveau décor. Les entrepôts sont complètement utilisés comme surface de vente et une partie des bâtiments construits en 1946 sont réaménagés en entrepôt. Depuis 1994, nous faisons partie du groupe des épiciers «Métro Richelieu» sous la bannière Richelieu.

Alban Bournival